La Muse au lever du Soleil
LA MUSE AU LEVER DU SOLEIL De sombres bleus dans son lit, l’Hécate dort Depuis ses yeux clos, elle rêve Qu’un oiseau draine, à tire d’aile, Les perles de lumière et que d’autres astres naissent. Au milieu de cendres ocres et sanguinolentes, Dans un nuage de remous et de fumées suffocantes . Tombe le jour qui déroule le temps ; Tombe sur la terre comme une balle incandescente Touchée en plein cœur, Gaïa s ‘émerveille , O déesse ! Soulève ton voile gris de poussière, Laisse nous entrevoir de nouveau ton enfant. Corinne (Toile de Alphonse Osbert - 1918)
